22/04: dossierjonathan.fr : l'enquête sur l'affaire Jonathan relancée.
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La justice et la gendarmerie vont recourir, pour la première fois en France, à un site internet dédié pour tenter de relancer l'enquête sur l'affaire Jonathan, un petit garçon de 11 ans enlevé et assassiné en 2004 en Loire-Atlantique dans des conditions non élucidées.
Les enquêteurs comptent sur ce nouvel outil pour "réveiller les mémoires" quatre ans après les faits, quitte à obtenir des témoignages anonymes d'internautes pouvant faire évoluer l'enquête, a précisé lors d'une conférence de presse le lieutenant-colonel Pierre Poty, commandant de la section de recherche de Rennes dont dépendent les 15 gendarmes de la "cellule Jonathan" toujours mobilisés sur cette affaire.
Sur ce site dossierjonathan.fr les internautes auront notamment accès aux images des lieux où l'enfant à disparu, des endroits qu'il a visités une semaine avant sa disparition et du lieu où son corps a été retrouvé.
"Il nous faut faire revivre les situations à d'éventuels témoins, nous espérons obtenir de cette manière le témoignage décisif qui nous manque", a expliqué le procureur-adjoint de Saint-Nazaire Jacques Noguellou lors de la même conférence de presse.
Faute de ce "témoignage décisif", l'enquête s'est révélée "redoutablement complexe", a-t-il ajouté.
Déjà expérimenté en Allemagne, ce recours à un site internet dédié pour tenter de susciter de nouveaux témoignages a demandé quatre mois de préparation et a été réalisé en accord avec la juge d'instruction chargée du dossier et des parents de Jonathan.
Ce nouvel outil pourrait être utilisé pour d'autres affaires criminelles à l'avenir, "mais il faut que ce soit bordé dans le cadre de l'enquête judiciaire", a indiqué de son côté le chef d'escadron Francis Hans de la sous-direction de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).
Jonathan, originaire du Cher, avait été disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 d'un centre de vacances à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique), sans que les vastes recherches de la gendarmerie ne permette de retrouver sa trace.
Son cadavre avait finalement été découvert le 19 mai, ligoté et lesté d'un parpaing dans un étang proche de Guérande, à 25 km du lieu de l'enlèvement.
Jonathan aurait été séquestré un mois dans la région nazairienne avant d'être tué par suffocation aux alentours du 6 ou 7 mai et immergé dans l'étang. Le corps du garçon ne présentait pas de trace de coups, ni de violence sexuelle.
La principale piste dont disposent les enquêteurs est une trace ADN relevée sur le lit de Jonathan. La justice est toujours à la recherche du propriétaire de cet ADN mais reste prudente quant à la possibilité qu'il s'agisse de celui du meurtrier de l'enfant.
Quelque 1.500 tests ADN ont déjà été réalisés et la trace ADN a même été diffusée auprès d'Interpol, mais ces efforts n'ont rien donné.
Plusieurs pistes, notamment vers l'Allemagne, ont été étudiées et quelque 7.000 pièces de procédure ont déjà été jointes au dossier de plusieurs mètres cubes, qui a été transféré en 2007 vers une unité de gendarmerie spécialisée à Paris et a permis d'ouvrir de nouvelles pistes d'investigations.
Une analyse comportementale (profilage) du meurtrier a aussi été réalisée par une autre unité et le profil d'une centaine de pages transmis aux enquêteurs.
Source : AFP
Pour la première fois, la justice française met en ligne un site consacré à une affaire criminelle, celle du petit Jonathan Coulom, 10 ans, enlevé dans un centre de loisirs de Saint-Brevin-les-pins dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 et retrouvé mort le 18 mai, à Guérande, dans l'étang d'une propriété à la Porte de Calon.
Plus d'informations sur le site internet dédié dossierjonathan.fr dossier jonathan
22/04: dossierjonathan.fr : l'enquête sur l'affaire Jonathan relancée.
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La justice et la gendarmerie vont recourir, pour la première fois en France, à un site internet dédié pour tenter de relancer l'enquête sur l'affaire Jonathan, un petit garçon de 11 ans enlevé et assassiné en 2004 en Loire-Atlantique dans des conditions non élucidées.
Les enquêteurs comptent sur ce nouvel outil pour "réveiller les mémoires" quatre ans après les faits, quitte à obtenir des témoignages anonymes d'internautes pouvant faire évoluer l'enquête, a précisé lors d'une conférence de presse le lieutenant-colonel Pierre Poty, commandant de la section de recherche de Rennes dont dépendent les 15 gendarmes de la "cellule Jonathan" toujours mobilisés sur cette affaire.
Sur ce site dossierjonathan.fr les internautes auront notamment accès aux images des lieux où l'enfant à disparu, des endroits qu'il a visités une semaine avant sa disparition et du lieu où son corps a été retrouvé.
"Il nous faut faire revivre les situations à d'éventuels témoins, nous espérons obtenir de cette manière le témoignage décisif qui nous manque", a expliqué le procureur-adjoint de Saint-Nazaire Jacques Noguellou lors de la même conférence de presse.
Faute de ce "témoignage décisif", l'enquête s'est révélée "redoutablement complexe", a-t-il ajouté.
Déjà expérimenté en Allemagne, ce recours à un site internet dédié pour tenter de susciter de nouveaux témoignages a demandé quatre mois de préparation et a été réalisé en accord avec la juge d'instruction chargée du dossier et des parents de Jonathan.
Ce nouvel outil pourrait être utilisé pour d'autres affaires criminelles à l'avenir, "mais il faut que ce soit bordé dans le cadre de l'enquête judiciaire", a indiqué de son côté le chef d'escadron Francis Hans de la sous-direction de la police judiciaire de la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).
Jonathan, originaire du Cher, avait été disparu dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 d'un centre de vacances à Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique), sans que les vastes recherches de la gendarmerie ne permette de retrouver sa trace.
Son cadavre avait finalement été découvert le 19 mai, ligoté et lesté d'un parpaing dans un étang proche de Guérande, à 25 km du lieu de l'enlèvement.
Jonathan aurait été séquestré un mois dans la région nazairienne avant d'être tué par suffocation aux alentours du 6 ou 7 mai et immergé dans l'étang. Le corps du garçon ne présentait pas de trace de coups, ni de violence sexuelle.
La principale piste dont disposent les enquêteurs est une trace ADN relevée sur le lit de Jonathan. La justice est toujours à la recherche du propriétaire de cet ADN mais reste prudente quant à la possibilité qu'il s'agisse de celui du meurtrier de l'enfant.
Quelque 1.500 tests ADN ont déjà été réalisés et la trace ADN a même été diffusée auprès d'Interpol, mais ces efforts n'ont rien donné.
Plusieurs pistes, notamment vers l'Allemagne, ont été étudiées et quelque 7.000 pièces de procédure ont déjà été jointes au dossier de plusieurs mètres cubes, qui a été transféré en 2007 vers une unité de gendarmerie spécialisée à Paris et a permis d'ouvrir de nouvelles pistes d'investigations.
Une analyse comportementale (profilage) du meurtrier a aussi été réalisée par une autre unité et le profil d'une centaine de pages transmis aux enquêteurs.
Source : AFP
Pour la première fois, la justice française met en ligne un site consacré à une affaire criminelle, celle du petit Jonathan Coulom, 10 ans, enlevé dans un centre de loisirs de Saint-Brevin-les-pins dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 et retrouvé mort le 18 mai, à Guérande, dans l'étang d'une propriété à la Porte de Calon.
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